Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le cancer doit disparaître, pas l'équipe du Dr Delépine.

Articles avec #la presse ecrite en parle... tag

L'est éclair : Éline ne sera plus soignée à Garches

27 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

L'est éclair : Éline ne sera plus soignée à Garches
Lire la suite

JIM: Service d’oncologie du Dr Delépine : un nœud de plus dans l’imbroglio

20 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

JIM: Service d’oncologie du Dr Delépine : un nœud de plus dans l’imbroglio

Garches, le mardi 19 août 2014 - La fermeture de l'unité de cancérologie pédiatrique de Garches (Hauts-de-Seine), qui est désormais effective, a soulevé de nombreuses protestations tout au long de l'été. Ce feuilleton médical a connu ces derniers jours un nouveau rebondissement : le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu le jeudi 14 août la décision de l'AP-HP empêchant Nicole Delépine, ancienne chef du service, de cumuler emploi et retraite. Une « première marche », selon les déclarations du médecin, pour rouvrir ce service aux méthodes controversées par les institutions mais plébiscitées par les parents des malades.

Une décision qui entraîne la réouverture du service…

Le juge a notamment estimé qu'il y avait « urgence » à statuer car le refus de cumul emploi-retraite « est susceptible (...) de porter atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public », évoquant aussi « l'intérêt des patients ».

Pour Emmanuel Ludot, avocat de l'association Ametist, qui rassemble des proches de malades, cette décision permet d'envisager la réouverture de l'unité de cancérologie : « Le juge suspend la décision de refus du cumul emploi-retraite pour permettre la continuité des soins : il ordonne la poursuite de l'activité du médecin, à effet immédiat, ce qui ouvre la voie à une réouverture du service, me semble-t-il ».

Une interprétation que partage Nicole Delépine : « C'est la première marche des étapes à franchir pour pouvoir rouvrir le service dans des locaux corrects, avec du personnel et des médecins. »

Encore faut-il que l'AP-HP « (lui) propose un endroit où (elle) puisse effectivement travailler », a-t-elle ajouté.

…ou pas !

La décision « n'impose en aucun cas le recrutement de Nicole Delépine », a répondu l'AP-HP dans un communiqué.

L'ordonnance « ne change rien à la décision de cessation d’activité anticipée de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches le 7 août dernier ».

Une audience sur le fond du dossier se tiendra ultérieurement.

Le feuilleton continue donc…

Lire la suite

The huffington post: sauver la liberté de soigner

19 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

The huffington post: sauver la liberté de soigner

La polémique

Les patients ont-ils le choix en France entre traitements validés et inclusion souvent à marche forcée dans un essai thérapeutique ? L'APHP dont dépend l'unité a décidé que non, en accord avec le plan cancer 3 dont elle veut "être le bon élève" (1) se flattant de pouvoir fournir les plus grandes cohortes de malades à la recherche. Elle l'assume par la bouche de son président de CME qui revendique sa "liberté académique" oubliant que cet établissement est un service public hospitalier financé par la sécurité sociale dans lesquels les patients viennent chercher des soins et non essentiellement participer à une recherche, aussi intéressante puisse-t-elle paraître. Marisol Touraine soutient l'APHP au nom de la nécessité des avancées scientifiques et veut imposer l'application du plan cancer qui vise principalement à augmenter notablement le nombre de malades inclus dans les essais. Ceux qui n'appliquent pas ce monopole se voient rapidement retirer les autorisations de traiter les cancéreux. C'est contre l'existence de ce monopole contraire aux droits du patient que nous nous élevons.

La création de l'unité

L'unité de Garches existe depuis 1982 au sein de l'APHP créée sous l'influence du Professeurs Georges Mathé et du Professeur Claude Jasmin, dans le service de pédiatrie de 84 lits des Professeurs André Herrault et Jean-Claude Desbois à l'hôpital Herold à Paris. C'est dans ce cadre que s'élaborèrent au fil des ans les bases d'une oncologie pédiatrique individualisée adaptée à chacun selon les données publiées, validées à une époque encore riche de créativité. Les cinq pédiatres présents actuellement dans l'unité arrivèrent de 1986 à 1995 et acquirent ainsi une maitrise de la technique d'adaptation de la chimiothérapie individualisée qu'il serait dramatique de faire disparaitre en quelques semaines. L'unité a soigné des milliers de patients pendant ces trente ans, atteints de tumeurs solides variées et singulièrement des tumeurs des os et des parties molles, sauvé de nombreuses vies tout en préservant leurs membres, accompagné le plus humainement possible les enfants qu'elle ne put sauver en respectant leur choix et celui de leurs parents.

L'équipe a publié des centaines de communications dans les congrès internationaux témoignant de sa participation active à la recherche clinique. Le docteur Gérard Delépine mit au point des techniques de conservation du membre et de reconstruction qui firent sa réputation internationale et, associées aux chimiothérapies performantes, celle de l'équipe. Cette dernière ne s'est jamais opposée à la recherche clinique à laquelle elle a participé aussi souvent que possible mais n'admet pas des inclusions dans les essais en première intention quand il existe des traitements connus efficaces. Nous insistons sur l'importance de la recherche fondamentale et indépendante, en péril aujourd'hui.

Contrairement à ce qui est prétendu dans la presse, les traitements donnés aux patients ne sont pas "improvisés" ni même basés sur une seule drogue. Selon chaque maladie, le schéma de traitement est choisi selon les résultats publiés ayant donné les meilleurs taux de guérison. Ensuite l'équipe optimise au mieux la combinaison adaptée en suivant le patient à chaque instant. Les médecins savent que l'efficacité de ces traitements est fragile et qu'il faut respecter au mieux les délais entre les cures. Eviter les interactions médicamenteuses qui accroissent la toxicité et font parfois renoncer à tort à un médicament majeur est un autre enjeu primordial.
La ministre de la santé dit vouloir supprimer l'unité qui n'aurait pas été évaluée. Ceci est faux et a été démontré par plusieurs audits. L'évaluation qui reposerait exclusivement sur les essais thérapeutiques doit exiger leur publication dans des délais rapides après leur clôture ce qui n'est pas le cas. La plupart des essais de cancérologie pédiatrique ne sont publiés qu'après plus de dix ans suivant les premières inclusions et souvent beaucoup plus, au moins depuis les années 2000.

Les associations de patients défendent l'unité depuis 1990 ainsi que de nombreux médecins français et étrangers et aucune plainte de patient n'étaie les médisances. La même polémique avait abouti en 2004 à un accord "gravé dans le marbre", à la création de l'unité dans des locaux rénovés. Les signatures de Philippe Douste Blazy, Jean-Michel Pean ou Edouard Couty ne valent-elles rien ? Ou la pression des lobbies pharmaceutiques est-elle devenue encore plus forte ?

Qu'en est-il aujourd'hui ?

Après de multiples lettres personnelles ou ouvertes aux décideurs, tant de la part des familles que des associations, médecins, députés et sénateurs, de nombreux médias parisiens ou provinciaux, des pétitions citoyennes et les médecins de l'UFML, le silence reste la réponse principale même si une autre se fait également entendre. Formatée et mensongère celle-ci prétend que "la continuité des soins sera assurée selon la nouvelle organisation" par le transfert à Ambroise Paré. Ce service de pédiatrie de la banlieue parisienne n'a pas d'unité de cancérologie. Les médecins de l'unité ont refusé d'intégrer ce service dans lequel leur indépendance professionnelle serait mise à mal. Les patients se sont opposés depuis toujours à cet illogisme : ils viennent de centres de cancérologie de province ou de paris. Que leur importe que ce service soit à 5 km de Garches ? Ils ne revendiquent pas un lieu mais une façon de soigner.

L'unité de Garches est un symbole et l'on ne détruit pas un symbole par la force. Le monopole des soins mis en place par le plan cancer ne laisse plus aucun espace de liberté qui autoriserait le choix des parents entre traitements éprouvés, publiés et validés depuis des décennies et essais thérapeutiques, de résultats nécessairement aléatoires .

Les violations juridiques

Violation du code de santé publique qui reconnait au patient le libre choix de son médecin.
Violation du code de déontologie : le médecin ne peut plus être fidèle à son engagement d'indépendance professionnelle puisque les traitements sont imposés d'en haut.
Violation quasi systématique du code de Nuremberg, de la convention d'Helsinki , de la loi Huriet : le consentement des parents est exceptionnellement libre et éclairé. Le texte présenté pour signature des parents pour accord sur le "protocole d'essai clinique", est en règle générale présenté comme "le traitement standard que tout le monde fait en Europe". La plupart d'entre eux ne comprennent pas d'emblée qu'il s'agit d'un traitement expérimental. Ce document ne donne pratiquement jamais d'information sur les traitements publiés. Pire, certains prescripteurs menacent les parents de leur faire enlever l'autorité parentale s'ils refusent ce traitement.
Violation de la directive européenne de 2013 sur les essais thérapeutiques stipulant que l'intérêt collectif "au bénéfice de la science" ne doit en aucun cas passer au-dessus de celui du patient.

Une plainte pour dérives éthiques soumise à la commission européenne est acceptée et instruite. Ce silence institutionnel a également justifié la plainte en délaissement que l'association AMETIST a déposée au tribunal de Nanterre et toutes les plaintes qui ont suivi dont la dernière devant la commission européenne. La ligue des droits de l'homme a également été saisie par des patients. Il ne s'agit pas d'un problème médical, d'une querelle entre médecins mais bien d'un choix politique de conserver ou non dans le pays des Lumières la liberté de soigner et d'être soigné selon ses propres choix et in fine le respect des droits fondamentaux de l'Homme.

Nicole Delepine

  1. Organisation du traitement du cancer en France depuis 2003 qui impose les traitements décidés en haut du pyramidion ( le plus souvent standardisés et essais cliniques ) et interdit aux établissements qui ne respectent pas ses injonctions de continuer à traiter des cancers (via les autorisations des agences régionales de santé ). La bureaucratie décide de ce qui est bien et les diplômes n'ont plus de valeur.) Cf « le cancer un fléau qui rapporte editions Michalon 2013).
Lire la suite

Le Parisien: Cancérologie: la justice permet au Dr Delépine de reprendre son activité

19 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

La justice a ordonné jeudi la suspension d'une décision de l'AP-HP empêchant le docteur Nicole Delépine, ancienne chef du service de cancérologie pédiatrique de Garches récemment fermé, de cumuler emploi et retraite, une "première marche", selon elle, pour rouvrir ce service aux méthodes controversées.
Dans son ordonnance, consultée par l'AFP, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'exécution de la décision par laquelle l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait refusé, en juin, que le docteur Delépine puisse cumuler emploi-retraite pour poursuivre son activité.


Une audience sur le fond du dossier se tiendra ultérieurement.
Après des mois de polémique, l'unité de cancérologie de Garches (Hauts-de-Seine) a été fermée jeudi 7 août par l'AP-HP. L'administration avait programmé cette fermeture après le départ à la retraite du Dr Delépine en juillet, mais s'était heurtée à la résistance de certains parents.
Le juge a notamment estimé qu'il y avait "urgence" à statuer car le refus de cumul emploi-retraite "est susceptible (...) de porter atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public", invoquant aussi "l'intérêt des patients".
"Le juge suspend la décision de refus du cumul emploi-retraite pour permettre la continuité des soins: il ordonne la poursuite de l?activité du médecin, à effet immédiat, ce qui ouvre la voie à une réouverture du service, me semble-t-il", a commenté Me Emmanuel Ludot, avocat de l'association Ametist, qui regroupe des proches d'enfants malades.
"C'est la première marche des étapes à franchir pour pouvoir rouvrir le service dans des locaux corrects, avec du personnel et des médecins", a réagi Nicole Delépine auprès de l'AFP. Encore faut-il que l'AP-HP "me propose un endroit où je puisse effectivement travailler", a-t-elle ajouté.
La décision "n'impose en aucun cas le recrutement de Nicole Delépine", a répondu l'AP-HP dans un communiqué.
L'ordonnance "ne change rien à la décision de cessation d?activité anticipée de l?unité d?oncologie pédiatrique de l?hôpital de Garches le 7 août dernier", a ajouté l'administration, rappelant que l'autorisation d'exercer expirait le 21 août.
La "continuité des protocoles engagés" à Garches est assurée pour les patients qui sont désormais accueillis dans d'autres hôpitaux, notamment Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, a souligné l'AP-HP, qui "se réserve le droit d?examiner les suites qu?elle entend donner à cette ordonnance".
L'unité de Garches dispensait un traitement par chimiothérapie, vieux de trente ans, basé essentiellement sur une molécule, le méthotrexate, et refusait les molécules innovantes, qui incluent les patients dans des essais cliniques.

Lire la suite

Pourquoi docteur: les parents de l'unité pédiatrique reprennent espoir

19 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

La justice a suspendu une décision de l'AP-HP empêchant le Dr Delépine, de cumuler emploi et retraite. Les parents des enfants malades envisagent déjà la réouverture de l'unité de cancérologie.

L’unité d'oncologie pédiatrique de l’hôpitalRaymond-Poincaréde Garches (92) est fermée depuis le jeudi 7 août. Mais l’association Ametist et les familles des enfants hospitalisés viennent de reprendre espoir. Cela grâce à la décision de leur dernier recours en justice qui leur est favorable.


L'AP-HP ne bouge pas d'un iota
En effet, le juge des référés du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (95) a suspendu, par une ordonnance rendue le 14 août 2014, la décision de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), prise le 18 juin 2014, de ne pas recruter le Dr Nicole Delépine, désormais à la retraite depuis le 19 juillet dernier, comme vacataire dans le cadre d’un cumul emploi retraite. Alors, la continuité des soins va-t-elle pouvoir perdurer dans cette unité. Nul ne sait car dans son dernier communiqué l'AP-HP indique qu'elle « se réserve le droit d’examiner les suites qu’elle entend donner à cette ordonnance. » « L’Assistance-Publique Hôpitaux de Paris tient à préciser que cette ordonnance n’impose en aucun cas le recrutement de Nicole Delepine et ne change rien à la décision de cessation d’activité anticipée de l’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches le 7 août dernier compte tenu des conditions d’accueil (voir le communiqué de presse du 6 août 2014). »


L'autorisation d'activité de chimiothérapie prend fin le 21 août
Par ailleurs, l'Assistance rappelle que l’autorisation d’activité de chimiothérapie pédiatrique délivrée par l’agence régionale de santé prend fin le 21 août 2014.
Tout en réaffirmant que, depuis cette fermeture, l’AP-HP, comme elle s’y était engagée, organise la prise en charge des patients auparavant suivis dans l’unité.
« Les patients sont prioritairement accueillis s’ils le souhaitent, à Ambroise Paré. Pour les patients adultes ou grands adolescents, la continuité des soins est assurée à Paul-Brousse. Dans l’ensemble de ses hôpitaux, l’AP-HP applique les principes affirmés depuis le début quant à la continuité des protocoles engagés et leur évaluation sous la forme de réunions pluridisciplinaires. »

Vers une réouverture du service ?
Dans des propos rapportés par le site internet du quotidien Le Monde, Me Emmanuel Ludot, avocat de l'association Ametist, indique que cette décision permet d'envisagerla réouverture de l'unité de cancérologie, « le juge suspend la décision de refus du cumul emploi-retraite pour permettre la continuité des soins : il ordonne la poursuite de l'activité du médecin, à effet immédiat, ce qui ouvre la voie à une réouverture du service, me semble-t-il. »
Même interprétation de la décision du côté du Dr Nicole Delépine qui a confié dans ce quotidien, « c'est la première marche des étapes à franchir pour pouvoir rouvrir le service dans des locaux corrects, avec du personnel et des médecins. »

Pour rappel, dans cette histoire, deux points posent problème entre l'AP-HP et les familles d'enfants malades. D'une part, l’âge avancé du Dr Delépine, incitée à prendre sa retraite, mais aussi ses méthodes thérapeutiques, jugées non conformes aux protocoles standards. Les enfants recevaient en effet des traitements plus individualisés. De plus, le Dr Delépine s'opposait aux nouvelles méthodologies qui recommandent l'utilisation de molécules innovantes.

Lire la suite

Médiapart: L'AP-HP devra réintégrer le professeur Nicole Delépine dans une de ses unités

15 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

Médiapart: L'AP-HP devra réintégrer le professeur Nicole Delépine dans une de ses unités

L'AP-HP devra réintégrer le professeur Nicole Delépine dans une de ses unités

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'exécution de la décision de l'AP-HP concernant le refus du cumul emploi-retraite du professeur Nicole Delépine, ancienne chef de service de l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital Raymond-Poincaré à Garches.

Le professeur Nicole Delépine n'aura pas eu le temps de profiter de sa retraite. Moins d'un mois après son départ de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches, le 18 juillet, la cancérologue va reprendre du service. Alors à la tête de l'unité d'oncologie pédiatrique (cancérologie) de l'hôpital de Garches, dont la fermeture s'est faite à marche forcée, la praticienne s'était vu refuser le 18 juin dernier un cumul emploi-retraite pour poursuivre son activité.

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu le 14 août 2014 l'exécution de la décision de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) concernant le refus du cumul emploi-retraite du professeur Nicole Delépine. Il reste toujours à l'AP-HP la possibilité ...

La suite sur leur site...

Lire la suite

Médiapart.fr: L'épreuve de force de l'AP-HP pour fermer une unité des enfants cancéreux

14 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

Médiapart.fr: L'épreuve de force de l'AP-HP pour fermer une unité des enfants cancéreux

Profitant du départ à la retraite du controversé docteur Nicole Delépine, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a fermé l'unité d'oncologie pédiatrique de l'hôpital de Garches. Patients et médecins décrivent les « méthodes policières » employées par l'hôpital public.

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP, centre hospitalo-universitaire d'Île-de-France qui regroupe 37 hôpitaux) a finalement réussi à fermer l'unité d'oncologie pédiatrique (cancérologie) de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine) le 8 août 2014. Une audience a lieu ce mercredi 13 août au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, pour statuer sur la non-acceptation de cumul emploi-retraite de Nicole Delépine. Le jugement sera rendu le 14 août. Une seconde audience, à la demande des parents, est attendue : elle vise la continuité des soins selon les méthodes du docteur Delépine. Le conflit entre médecins et administration n'est donc pas terminé...

...Des rumeurs sur la fermeture de l'unité à la suitedu départ du docteur Delépine bruissaient depuis longtemps, raconte Salwa Alkhallaf, médecin pédiatre à Garches : « On se doutait qu'au départ de Nicole, ils tenteraient de fermer l'unité. Déjà en 2012, ils nous avaient enlevé trois lits. Ces dernières années ils n'embauchaient plus de personnel et ne remplaçaient plus les départs. Mais ce n'est vraiment que fin avril que l'on a eu la confirmation de la fermeture... à travers les médias. On aurait certainement pu trouver une solution intermédiaire, au lieu de ça, tout s'est passé en dehors de nous, la machine était déjà enclenchée. » La décision surprend le personnel, d'autant plus que « l'unité Delépine » s'attend, comme le prévoit l'article L6122-10 du code de santé publique, à une prolongation tacite de son service par l'Agence régionale de santé d'ici le mois de juillet 2014.

Répondant aux questions de Mediapart, l'agence régionale de santé (ARS) Île-de-France affirme que« l'AP-HP n'a pas déposé de dossier d'évaluation de cette activité 14 mois avant l'échéance de l'autorisation, soit en juin 2013. En l'absence de dépôt de ce dossier d'évaluation pour le site de l'hôpital Raymond-Poincaré, l'ARS s'est assurée que l'AP-HP ne souhaitait pas poursuivre cette activité au-delà du21 août 2014. »

Mais l'AP-HP renvoie la balle à l'ARS, en affirmant que « l’ARS n’a pas sollicité l’AP-HP »pour qu'elle transmette « un rapport d'évaluation ».

Dans un communiqué du 30 avril 2014, l'AP-HP évoque aussi une autre raison de la fermeture : «Le départ à la retraite du Dr Delépine conduit à ne pas laisser subsister une unité qui ne respecterait pas les bonnes pratiques, au moment même où l’AP-HP affirme, dans son plan stratégique, son engagement

d’appliquer les recommandations du "Plan Cancer III" »qui prévoit entre autres le« doublement du nombre d'essais thérapeutiques d'ici à 2019 »....

Suite sur le site de médiapart...

Lire la suite

Pourquoi Docteur: les parents réclament la continuité des soins au tribunal

13 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

Lire la suite

Actu soins: Les derniers petits patients ont quitté l’unité d’oncologie pédiatrique de Garches

11 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

Actu soins: Les derniers petits patients ont quitté l’unité d’oncologie pédiatrique de Garches

L’unité d’oncologie pédiatrique de l’hôpital de Garches est donc "désormais fermée", indique l'AP-HP dans un communiqué.

©IStock-Johavel

L’AP-HP indique avoir poursuivi "toute la journée du 7 août, le dialogue avec les familles pour trouver au cas par cas des solutions de prise en charge prenant en compte les souhaits des parents, l’état de santé des patients, le schéma thérapeutique et le degré d’avancement des traitements".

Le 6 août au soir, l'AP-HP avait déjà notifié aux familles des enfants encore hospitalisés dans l’unité la cessation de l’activité d’oncologie pédiatrique et tenté une première évacuation de l'unité.

Les familles ont ensuite le 7 août au soir "accepté les propositions de prise en charge qui leur ont été faites", indique l'AP-HP.

Après évaluation médicale de chacun des quatre patients encore hospitalisés dans l’unité, deux patients ont été autorisés à rentrer chez eux. l’AP-HP indique s'être "assurée des possibilités de consultation dans un hôpital proche de leur domicile si le besoin s’en faisait sentir".

Deux autres patients ont été transportés avec le SAMU 92 "dans un hôpital où ils bénéficient d’une prise en charge médicale adaptée", poursuit-t-elle.

L’AP-HP précise qu'elle "reste mobilisée pour maintenir le lien avec les patients de la file active afin d’assurer la continuité de leur prise en charge, à l’hôpital Ambroise Paré au sein du service de pédiatrie qui a déjà une expérience en oncologie, à l’hôpital Paul Brousse pour les patients adultes ou ailleurs",...

Pour l'AP-HP, les "transferts se sont déroulés dans le calme". Le blog ouvert par l'association qui défend le maintien de l'unité de Garches fait cependant état d'une certaine "brutalité administrative"et de décisions plus imposées que négociées.

Le récit de la tentative d'évacuation forcée du 6 août

Le 6 août, une première tentative d'évacuation a eu lieu ainsi décrite par Sophie Masset, la mère d'Hugo, 4 ans et demi, déjà interviewée fin juillet par ActuSoins : "J'ai pu constater tout au long de la journée du mercredi 6 Aout 2014, la présence de policiers en civil, de personnes des R.G. sur le site de l'unité d'oncologie pédiatrique de Garches. Le SAMU était présent dès le matin pour assurer le transfert d'un des cinq patients.

Durant la matinée, au vue des bilans sanguins mon mari a été assuré par le chef de pôle, le Pr. Chevallier que durant 48 h notre fils devait rester hospitalisé pour aplasie car son état ne permettait pas une sortie et ce alors que les deux médecins habituels de notre unité avaient été relevés de leur fonction sur ordre de la direction.

Vers 18h30, mon mari et moi étions tranquillement dans la chambre de notre fils, comme d'ailleurs les autres parents présents auprès de leur enfant. On frappe à la porte, se présentent alors un représentant de la direction générale de l'AP-HP et le chef de pôle: le Pr. Chevallier.

Ils nous annoncent alors l'évacuation immédiate des quatre patients présents dans le service par le SAMU, décision prise par arrêté administratif".

La maman d'Hugo a alors demandé la présence du Dr Nicole Delépine, ancienne chef du service et récemment mise à la retraite.

"A son arrivée, le Dr Delépine n'a pu entrer dans l'hôpital car les vigiles ne l'ont pas laissé passer, j'ai donc patienté à l'extérieur en sa compagnie.

A 22h00, à la suite d'un point presse donné par l'AP-HP dans la loge d'entrée de l'hôpital, sans notre présence, se sont les journalistes qui m'ont informé qu' il n'y avait plus d'évacuation ce soir et que nous ,parents, étions accusés de refuser les soins !", explique Sophie Masset.

Deux recours devant le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise sont en cours. Ainsi, le 13 Août à 9h30 et à 11h00 se tiendrons deux audiences: une pour statuer sur la décision de non acceptation du cumul emploi retraite du Dr Delépine, la deuxième à la demande des parents pour exiger la continuité des soins.

Par ailleurs, l'association a saisi le Conseil d’Etat et le Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui ne se sont pas encore prononcés.

Cyrienne Clerc

Lire la suite

Le parisien: Hôpital de Garches : "On avait le choix entre la mort ou la mort."

11 Août 2014 , Rédigé par moi Publié dans #La Presse écrite en parle...

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>